Climatisation

Climatisation dans les logements neufs : ce que change la décision de Cogedim

Temps de lecture : 10 min

Dès septembre 2026, Cogedim garantira une température maximale de 26 °C dans la pièce principale de tous ses logements neufs, même lors d’épisodes caniculaires à 40 °C, grâce à l’installation systématique de pompes à chaleur réversibles collectives. Cette décision du promoteur immobilier répond à une préoccupation croissante des acquéreurs, pour qui le confort thermique estival est devenu un critère déterminant dans le choix d’un logement neuf. Face aux vagues de chaleur de plus en plus fréquentes, cette initiative interroge sur les nouvelles normes de qualité attendues dans l’habitat neuf et sur les garanties que les professionnels du secteur peuvent apporter pour la satisfaction à long terme des occupants. Comprendre ce dispositif et ses implications permet d’accompagner en toute confiance les futurs acquéreurs dans leurs décisions d’achat immobilier.

L’engagement Cogedim pour le confort thermique

Le groupe Altarea, propriétaire de Cogedim, a pris l’engagement de garantir une température maximale de 26 °C dans la pièce principale de tous ses logements neufs commercialisés à partir de septembre 2026. Ce dispositif sera déployé dans toutes les nouvelles opérations mises en vente, partout en France. Des villes comme Nanterre, Annecy, Istres, Villeurbanne ou Tourcoing bénéficieront de cette innovation dès le lancement commercial de leurs programmes immobiliers.

Cette annonce intervient après les vagues de chaleur successives de l’été 2026. Les critères de choix d’un logement ont profondément évolué ces dernières années. L’exposition, l’étage, les protections solaires et la possibilité d’aérer comptent désormais autant que la surface ou l’emplacement. La présence d’une solution de climatisation pèse davantage dans les arbitrages des acheteurs lors des visites.

Cette solution sera installée de manière raisonnée, pour maintenir une température de confort adaptée. Elle vient en complément des solutions de conception bioclimatique déjà déployées dans l’ensemble des opérations du promoteur. Cette approche vous garantit un confort durable tout en respectant les objectifs de sobriété énergétique.

Un dispositif technique complet

Cogedim installera une pompe à chaleur collective réversible dans chaque nouvelle opération commercialisée à partir de septembre 2026. Concrètement, cette installation sera positionnée en toiture de l’immeuble. Ce choix technique permet de mutualiser les équipements et d’optimiser les performances énergétiques de l’ensemble de la résidence.

Chaque logement dispose de son propre thermostat et d’un comptage individuel. Les clients peuvent ainsi ajuster la température de leur logement selon leurs besoins, dans la limite des réglages prévus pour la résidence. Cette individualisation permet à chacun de maîtriser sa consommation et son confort thermique en toute autonomie.

Des garanties de température précises

La climatisation est installée dans le séjour, principale pièce de vie du logement. La température de confort visée y est de 26 °C lors des épisodes de forte chaleur, même lorsque les températures extérieures atteignent 40 °C pendant plusieurs jours consécutifs. Cette garantie apporte une vraie sérénité aux futurs occupants.

Dans les chambres, des brasseurs d’air complètent le dispositif pour favoriser la circulation de l’air. Ces équipements renforcent le confort, notamment la nuit, période où le sommeil réparateur nécessite des conditions thermiques adaptées. La température y peut être légèrement supérieure à celle du séjour, avec un écart de l’ordre de 2 °C selon les configurations.

Une solution sans surcoût pour les acquéreurs

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Altarea affirme que la climatisation collective des nouveaux logements Cogedim n’entraînera aucune hausse du prix de vente. Cette décision constitue un engagement fort du promoteur envers ses clients. Pour les acquéreurs, cela signifie un équipement supplémentaire sans investissement initial supplémentaire, ce qui représente un avantage compétitif certain sur le marché du logement neuf.

Le dispositif permettra d’économiser plus de 200 euros par an par rapport à une climatisation individuelle avec chauffage électrique. Ces économies s’expliquent par la mutualisation des équipements et l’optimisation des performances énergétiques. La pompe à chaleur réversible collective offre un meilleur rendement que des solutions individuelles dispersées.

Cette approche collective présente plusieurs avantages pour votre satisfaction à long terme. Voici les bénéfices que vous pouvez attendre de ce système :

  • Une installation professionnelle intégrée dès la construction du bâtiment
  • Une maintenance mutualisée prise en charge au niveau de la copropriété
  • Des performances énergétiques optimisées grâce à des équipements dimensionnés correctement
  • Un comptage individuel pour une facturation équitable basée sur la consommation réelle

Le choix d’un professionnel qualifié pour l’installation et l’entretien de ces systèmes collectifs reste déterminant. Les promoteurs comme Cogedim travaillent avec des entreprises certifiées pour garantir la qualité des installations. Cette démarche vous protège et assure la pérennité du dispositif.

La RE2020 et ses exigences de confort d’été

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La Réglementation Environnementale 2020 s’applique à tous les logements neufs en France depuis le 1er janvier 2022. Elle concerne tous les permis de construire déposés depuis cette date, qu’il s’agisse de maisons individuelles ou de logements collectifs. Cette norme de construction structure l’habitat neuf autour de trois piliers : moins d’énergie consommée, une empreinte carbone réduite dès la construction, et un confort d’été garanti.

La RE2020 a intégré dès la conception des bâtiments neufs le confort d’été en en faisant une véritable exigence réglementaire. Cette évolution répond aux enjeux climatiques actuels et futurs. Les professionnels du bâtiment doivent désormais démontrer que leurs constructions maintiendront des conditions intérieures acceptables pendant les périodes chaudes.

La consommation d’énergie primaire non renouvelable (Cep,nr) maximale réglementaire est fixée à 55 kWh/m²/an pour une maison individuelle et 70 kWh/m²/an pour un logement collectif. Ces seuils varient selon la localisation du bien. Pour une maison individuelle neuve, l’objectif est d’environ 75 à 85 kWhEP/m²/an selon sa situation géographique. Dans un logement collectif neuf, il se situe entre 65 et 75 kWhEP/m²/an.

L’indicateur DH au cœur de la réglementation

Depuis le 1er janvier 2022, le confort d’été est pris en charge par deux indicateurs très différents : le Bbio et l’indicateur DH. La RE2020 remplace l’indicateur réglementaire de la RT 2012, la Tic (température intérieure conventionnelle), par ce nouvel indicateur DH pour « degré heure ». Il caractérise le nombre d’heures sur l’année au cours desquelles une température de confort est dépassée à l’intérieur du logement.

L’indicateur DH mesure l’intensité et la durée de l’inconfort thermique des occupants en période chaude. Exprimé en °C.h, il cumule chaque degré au-dessus de 26-28°C sur toute l’année. Cette méthode de calcul permet d’évaluer précisément le niveau de confort que le bâtiment pourra offrir durant les périodes estivales.

Pour chaque heure d’occupation, le moteur de calcul compare la température opérative intérieure à un seuil de confort adaptatif. Ce seuil est fixé à 26 °C la nuit et peut monter jusqu’à 28 °C la journée selon l’accoutumance des occupants à la chaleur. Cette approche prend en compte le comportement thermique réel des individus.

Les seuils à respecter

Un bâtiment dont le DH calculé reste inférieur à 350 degrés-heures est considéré comme confortable. Ce seuil correspond approximativement à une semaine d’inconfort modéré sur l’ensemble de l’année. Cette référence permet aux professionnels qualifiés de concevoir des bâtiments offrant un niveau de confort satisfaisant sans recours systématique à la climatisation.

Un logement est conforme si son DH reste sous 1250. Sous 350 DH, il est considéré confortable. Entre ces deux seuils, une pénalisation s’applique sur le Cep (coefficient d’énergie primaire). Au-delà de 1250 degrés-heures, le bâtiment n’est plus conforme à la réglementation et ne peut obtenir son permis de construire.

La nuit, le seuil est fixé à 26°C de manière constante. Le jour, un seuil adaptatif s’applique, variant entre 26°C et 28°C selon les conditions météorologiques des jours précédents. Cette différenciation jour-nuit reflète les besoins physiologiques différents des occupants selon les moments de la journée.

Les solutions passives complémentaires

Le confort d’été désigne la capacité d’un bâtiment à maintenir des conditions intérieures supportables pendant les périodes chaudes, idéalement sans recourir à un système actif de climatisation. Des solutions passives comme les protections solaires, l’inertie thermique et les brasseurs d’air permettent d’atteindre ces objectifs sans climatisation ou en limitant son usage.

Orientation, protections solaires, inertie, isolation, possibilité d’aérer ou encore conception bioclimatique : la capacité du logement à rester confortable lorsque le thermomètre grimpe ne doit plus être laissée au hasard. Ces paramètres sont désormais intégrés dès la phase de conception par les professionnels qualifiés du bâtiment.

Fermer les fenêtres et les protections solaires en journée, puis aérer largement la nuit, permet de préserver la fraîcheur du logement. Cette pratique limite le recours à la climatisation de manière significative. Les occupants peuvent ainsi réduire leur consommation énergétique tout en maintenant un confort acceptable.

Une règle de base de la RE2020 encadre les surfaces vitrées : la somme des surfaces de baies vitrées ne doit pas dépasser 1/6 de la surface habitable (Shab), soit 16,7% de la Shab. Il est fortement recommandé de ne pas dépasser les 20% de la Shab pour éviter les surchauffes l’été. Cette limitation protège les occupants des apports solaires excessifs.

La réglementation de l’usage de la climatisation

Le Code de l’énergie prévoit qu’un système de climatisation ne doit être mis en fonctionnement que lorsque la température intérieure dépasse 26 °C. Cette règle vise à encourager une utilisation raisonnée de la climatisation et à limiter les consommations énergétiques inutiles. Elle s’inscrit dans une démarche de sobriété énergétique nationale.

Concernant l’usage, la réglementation climatisation 2026 impose des règles strictes dans les bâtiments tertiaires et lieux publics. La climatisation ne peut fonctionner que si la température intérieure dépasse 26 °C. Cette température maximale répond à un souci de sobriété énergétique en temps de crise climatique.

Le gouvernement a proposé une loi exigeant que les entreprises maintiennent la climatisation à une température maximale de 26°C. Bien que la loi sur la température des climatiseurs soit en vigueur depuis 2007, elle n’était pas systématiquement respectée. L’État a décidé d’agir plus fermement face

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