La prolongation du déficit foncier majoré à 21 400€ représente une opportunité significative pour les bailleurs souhaitant concilier rénovation énergétique et optimisation fiscale de leur patrimoine locatif. Cette mesure, qui s’articule avec les dispositifs MaPrimeRénov’ et CEE, offre aux propriétaires et aux professionnels du bâtiment un cadre favorable pour entreprendre des travaux de qualité garantissant la satisfaction des locataires et la valorisation durable des biens. Dans un contexte où la rénovation énergétique devient une priorité nationale, la compréhension de ces mécanismes fiscaux apporte aux acteurs du secteur la tranquillité nécessaire pour planifier sereinement leurs projets et investissements futurs.
Le déficit foncier majoré : un levier fiscal pour la rénovation énergétique
Le déficit foncier majoré constitue un dispositif fiscal avantageux pour les propriétaires bailleurs. Il permet de déduire jusqu’à 21 400 € de charges liées à certains travaux de rénovation énergétique de leur revenu global. Ce mécanisme représente un soutien significatif pour les propriétaires souhaitant améliorer la performance énergétique de leurs biens locatifs. La réduction d’impôt obtenue peut considérablement alléger le coût des travaux entrepris.
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Ce dispositif s’inscrit dans une stratégie nationale visant à accélérer la transition énergétique du parc immobilier français. En ciblant spécifiquement les logements classés E, F ou G, le législateur incite fortement les propriétaires à améliorer la performance énergétique de leurs biens, particulièrement ceux considérés comme « passoires thermiques ». Les travaux réalisés doivent permettre au logement de passer à une classe énergétique D, C, B ou A pour bénéficier de l’avantage fiscal majoré.
Fonctionnement du déficit foncier et plafond porté à 21 400 €
Le principe du déficit foncier permet aux propriétaires de déduire certaines charges de leurs revenus locatifs. Lorsque ces charges excèdent les revenus, le déficit peut s’imputer sur le revenu global dans certaines limites. En régime normal, cette imputation est plafonnée à 10 700 € par an.
La mesure de soutien à la rénovation énergétique double quasiment cette limite. Le plafond majoré à 21 400 € s’applique exclusivement aux travaux permettant d’améliorer significativement la performance énergétique du logement. Cette disposition vise particulièrement les logements énergivores qui doivent passer d’une classe E, F ou G à une classe D ou supérieure. Il est important de noter que le Budget 2026 prévoit une évolution significative de ce dispositif. Pour les logements classés F et G uniquement, le plafond du déficit foncier majoré sera porté à 40 000 €, avec une condition plus restrictive : les travaux devront permettre un gain d’au moins deux classes DPE. Les logements classés E ne seront plus éligibles à ce nouveau régime majoré.
Voici les principaux avantages de ce mécanisme fiscal :
- Une économie d’impôt substantielle pour financer des travaux de qualité
- Une valorisation durable du patrimoine immobilier par l’amélioration de sa performance énergétique
- Une attractivité locative renforcée grâce à un meilleur classement DPE
- Une anticipation des futures interdictions de location des passoires thermiques
- Une réduction des charges énergétiques pour les locataires, limitant les risques d’impayés
Ce dispositif constitue donc un cercle vertueux tant pour le propriétaire que pour le locataire.
Avantages pour les propriétaires bailleurs et conditions d’éligibilité
L’avantage principal pour les bailleurs réside dans la réduction significative du coût réel des travaux. Grâce à l’imputation élargie du déficit sur le revenu global, l’économie d’impôt peut représenter jusqu’à 30% à 45% du montant investi selon la tranche marginale d’imposition du contribuable.
Pour être éligible, le propriétaire doit respecter plusieurs conditions fondamentales. Le logement concerné doit être donné en location nue dans le cadre d’un bail d’habitation. Les travaux réalisés doivent permettre une amélioration énergétique significative, attestée par des diagnostics avant et après travaux.
Les propriétaires bailleurs doivent porter une attention particulière aux points suivants :
- Faire réaliser un DPE avant travaux pour établir clairement la classe énergétique de départ
- S’assurer que les travaux programmés permettront d’atteindre au minimum la classe D
- Conserver tous les justificatifs des dépenses engagées et des diagnostics réalisés
- Vérifier la compatibilité de ce dispositif avec d’autres avantages fiscaux déjà en place
- Consulter un professionnel du bâtiment qualifié pour établir un plan de travaux cohérent
Ces précautions garantissent la sécurité juridique et fiscale de votre investissement dans la rénovation énergétique.
Les dispositifs complémentaires pour financer vos travaux énergétiques
La rénovation énergétique bénéficie d’un écosystème d’aides complémentaires au déficit foncier majoré. Ces dispositifs peuvent être combinés stratégiquement pour optimiser le financement global de vos travaux. La connaissance précise de ces mécanismes vous permettra d’élaborer un plan de financement adapté à votre situation.

Les professionnels du bâtiment spécialisés en rénovation énergétique maîtrisent ces différents dispositifs. Leur expertise technique vous aide à naviguer dans la complexité administrative et à constituer des dossiers conformes aux exigences des organismes financeurs. Leur accompagnement représente souvent un facteur déterminant dans la réussite de votre projet.
MaPrimeRénov’ en 2026 : suspension et perspectives
MaPrimeRénov’ constitue un pilier majeur du financement de la rénovation énergétique en France. Cependant, le dispositif connaît actuellement une suspension temporaire depuis le 1er janvier 2026. Cette interruption durera jusqu’à l’adoption définitive de la loi de finances 2026.
Le gouvernement a annoncé pour 2026 un budget de 4,6 milliards d’euros pour l’Anah. Sur cette enveloppe, 3,4 milliards seront spécifiquement dédiés à MaPrimeRénov’, avec l’objectif ambitieux de financer au moins 120 000 rénovations d’ampleur cette année. La réouverture du guichet est espérée pour février ou mars 2026.
Les évolutions attendues de MaPrimeRénov’ s’orientent vers :
- Un recentrage sur les rénovations d’ampleur plutôt que sur les gestes isolés
- Une réouverture aux ménages intermédiaires et aisés pour élargir l’impact du dispositif
- Une révision des plafonds d’aides pour s’adapter aux réalités du marché
- La suppression de certains travaux du parcours « par geste » comme les chaudières bois
- Un encouragement plus marqué aux rénovations globales générant de véritables gains énergétiques
Ces orientations confirment la volonté des pouvoirs publics de privilégier les rénovations performantes et complètes.
Certificats d’économies d’énergie : un complément essentiel
Les Certificats d’Économies d’Énergie (CEE) représentent une alternative ou un complément précieux à MaPrimeRénov’. Ce mécanisme oblige les fournisseurs d’énergie à financer des travaux d’économies d’énergie chez les particuliers. Son principal avantage réside dans l’absence de conditions de ressources.
Les CEE s’adressent à tous les occupants d’un logement de plus de deux ans. Ils peuvent couvrir jusqu’à 90% des dépenses pour les ménages modestes, selon les situations et les offres des fournisseurs d’énergie. Dans le cadre du parcours MaPrimeRénov’ Rénovation d’ampleur, les CEE sont directement gérés par l’Anah.
Pour optimiser vos démarches liées aux CEE, suivez ces recommandations :
- Comparez systématiquement les offres de plusieurs fournisseurs d’énergie
- Vérifiez si vous pouvez combiner les CEE avec d’autres aides comme le déficit foncier majoré
- Assurez-vous que les travaux sont réalisés par des professionnels certifiés RGE
- N’oubliez pas que vous ne pouvez pas demander personnellement des CEE si vous bénéficiez de MaPrimeRénov’ Rénovation d’ampleur
- Conservez tous les documents techniques et factures relatives aux travaux réalisés
Ces précautions vous permettront de maximiser les bénéfices financiers tout en respectant le cadre réglementaire.
Impact du nouveau DPE sur vos projets de rénovation
Le Diagnostic de Performance Énergétique (DPE) joue un rôle central dans les dispositifs de soutien à la rénovation énergétique. Sa récente réforme modifie considérablement les perspectives pour de nombreux propriétaires. La compréhension de ces évolutions vous aidera à prendre des décisions éclairées pour vos projets immobiliers.

Le DPE ne représente plus seulement une obligation administrative mais devient un véritable outil stratégique. Il détermine l’accès aux différentes aides et avantages fiscaux comme le déficit foncier majoré. Sa valeur informative influence également la valeur patrimoniale de votre bien sur le marché locatif et à la revente.
La réforme du coefficient de conversion de l’électricité
Depuis le 1er janvier 2026, le coefficient de conversion de l’électricité dans le calcul du DPE est passé de 2,3 à 1,9. Cette modification technique a des conséquences pratiques majeures pour les propriétaires. Elle rend le calcul de la performance énergétique plus favorable aux logements chauffés à l’électricité.
Cette réforme pourrait permettre à près de 850 000 logements de sortir du statut de passoire énergétique sans réaliser de travaux supplémentaires. Pour les propriétaires bailleurs, cela représente une opportunité de réévaluer la situation énergétique de leurs biens avant d’engager des travaux coûteux.
Les propriétaires doivent considérer les implications suivantes :
- Faire réaliser un nouveau DPE si votre logement est chauffé à l’électricité et classé F ou G
- Vérifier si le changement de coefficient vous permet d’atteindre une meilleure classe énergétique
- Adapter votre stratégie de rénovation en fonction de cette nouvelle classification
- Évaluer l’impact sur votre éligibilité au déficit foncier majoré et autres aides
- Informer vos locataires de cette évolution qui peut affecter leurs charges énergétiques
Cette réforme peut changer radicalement la rentabilité de certains projets de rénovation énergétique.
Obligations liées au DPE collectif en copropriété
Le DPE collectif est désormais obligatoire pour toutes les copropriétés, quelle que soit leur taille. Cette extension réglementaire, qui concernait auparavant uniquement les immeubles de plus de 50 lots, modifie les obligations des syndicats de copropriétaires et des bailleurs.
Ce diagnostic doit être renouvelé ou mis à jour tous les 10 ans. Toutefois, si le DPE réalisé après le 1er juillet 2021 conclut à une classe énergétique A, B ou C, cette obligation de renouvellement est levée. Cette disposition encourage les copropriétés à engager des travaux ambitieux de rénovation.
Pour les propriétaires bailleurs en copropriété, il convient de :
- S’informer auprès de votre syndic sur la programmation du DPE collectif
- Participer activement aux assemblées générales traitant des questions énergétiques
- Anticiper les votes de travaux en intégrant les possibilités offertes par le déficit foncier majoré
- Envisager des travaux privatifs complémentaires pour maximiser la performance de votre lot
- Tenir compte du DPE collectif dans votre stratégie fiscale et patrimoniale globale
Ces actions coordonnées contribueront à valoriser durablement votre bien tout en optimisant sa fiscalité.
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Stratégies pour optimiser vos projets de rénovation énergétique
L’optimisation de vos projets de rénovation énergétique nécessite une approche globale et coordonnée. La combinaison judicieuse des différents dispositifs fiscaux et aides disponibles peut significativement réduire le reste à charge. Une planification rigoureuse des travaux vous permettra de maximiser les bénéfices à court et long terme.
Le recours à des professionnels qualifiés constitue un facteur clé de réussite. Leur maîtrise des normes techniques et des dispositifs d’aide vous garantit des travaux conformes aux exigences réglementaires. Leur expertise vous aide également à prioriser les interventions pour atteindre efficacement vos objectifs de performance énergétique.
Rénovation d’ampleur : maximiser les aides et les avantages fiscaux
La rénovation d’ampleur représente aujourd’hui l’approche privilégiée par les pouvoirs publics. Elle implique la réalisation d’un ensemble coordonné de travaux parmi six postes stratégiques : isolation des murs, des planchers bas, de la toiture, des menuiseries extérieures, ventilation et production de chauffage ou d’eau chaude sanitaire.
Pour être éligible à MaPrimeRénov’ Rénovation d’ampleur, votre projet doit générer un gain énergétique d’au moins deux classes de DPE. Les travaux doivent également comprendre au minimum deux postes d’isolation de l’enveloppe du bâtiment parmi les quatre principaux (murs, planchers, toiture, menuiseries).
Pour maximiser les aides et avantages fiscaux, nous vous recommandons de :
- Faire réaliser un audit énergétique complet avant d’engager des travaux
- Planifier une rénovation globale plutôt que des interventions fragmentées
- Combiner stratégiquement le déficit foncier majoré avec MaPrimeRénov’ et les CEE
- Privilégier les solutions techniques permettant d’atteindre au minimum la classe D
- Anticiper une éventuelle seconde phase de travaux dans les cinq ans pour viser les classes A ou B
Cette approche cohérente vous permettra d’optimiser le rapport coût/performance de votre investissement.
Planifier vos travaux en fonction du calendrier des aides
La planification temporelle de vos travaux revêt une importance stratégique dans le contexte actuel. La suspension temporaire de MaPrimeRénov’ et les évolutions attendues du dispositif influencent directement le calendrier optimal d’intervention. Une vision à moyen terme vous permettra d’adapter votre stratégie aux opportunités disponibles.
Les professionnels du bâtiment recommandent de profiter de cette période transitoire pour préparer soigneusement vos projets. La réalisation des diagnostics préalables, la consultation des artisans et l’étude des différents scénarios de travaux peuvent être menées pendant la suspension du guichet MaPrimeRénov’.
Pour optimiser votre calendrier de rénovation énergétique :
- Anticipez la réouverture du guichet MaPrimeRénov’ prévue vers février-mars 2026
- Préparez dès maintenant vos dossiers techniques et administratifs
- Consultez plusieurs professionnels qualifiés pour obtenir des devis détaillés
- Programmez les travaux en tenant compte des délais d’approvisionnement des matériaux
- Échelonnez stratégiquement vos investissements sur plusieurs exercices fiscaux pour maximiser les avantages du déficit foncier
Cette planification rigoureuse vous garantira la meilleure efficacité financière et technique pour vos projets de rénovation.