Rénovation

Budget 2026 de la rénovation énergétique : maintien de MaPrimeRénov’ mais mesures jugées insuffisantes par la Capeb

Temps de lecture : 10 min

Le budget 2026 maintient MaPrimeRénov’ avec 3,4 milliards d’euros dédiés à la rénovation énergétique, mais se recentre désormais sur les travaux d’ampleur plutôt que sur les gestes isolés, un changement qui mérite toute l’attention des professionnels du bâtiment. Dans ce domaine où la confiance entre clients et artisans est fondamentale, comprendre l’évolution des dispositifs d’aide permet d’accompagner sereinement les propriétaires dans leurs projets de rénovation. Les professionnels du secteur doivent anticiper cette transition vers des chantiers plus complets qui privilégient la qualité et la performance globale, garantissant ainsi la satisfaction des ménages sur le long terme.

Budget 2026 : Les chiffres clés de la rénovation énergétique

L’Agence nationale de l’habitat (Anah) dispose pour 2026 d’un budget global de près de 4,6 milliards d’euros. Sur cette enveloppe, 4,4 milliards sont destinés aux aides directes aux ménages pour l’amélioration de l’habitat privé. Cette dotation significative témoigne de la volonté gouvernementale de maintenir l’effort en faveur de la transition énergétique des logements.

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Au sein de ce budget, 3,6 milliards d’euros sont spécifiquement alloués à la rénovation énergétique via le dispositif MaPrimeRénov’, complétés par 500 millions d’euros issus des certificats d’économie d’énergie (CEE). Ce montant conséquent vise à soutenir les propriétaires dans leurs travaux d’amélioration thermique, tout en privilégiant désormais les rénovations d’ampleur plutôt que les interventions isolées.

Les professionnels du bâtiment peuvent s’appuyer sur cette stabilité budgétaire pour accompagner leurs clients dans la planification de leurs projets. La pérennité des aides constitue un facteur rassurant pour les ménages qui hésitent encore à entreprendre des travaux de rénovation énergétique.

Objectifs chiffrés pour 2026

L’Anah a défini des objectifs ambitieux pour l’année 2026, avec le financement prévu de 270 000 rénovations au total. Cette programmation se divise entre 120 000 rénovations d’ampleur et 150 000 rénovations par gestes ciblés, traduisant une approche équilibrée entre interventions globales et travaux spécifiques.

Dans le détail, les rénovations d’ampleur concerneront 52 000 logements individuels et 68 000 logements en copropriété. Cette répartition reflète la volonté d’améliorer significativement le parc immobilier français, en ciblant aussi bien les maisons que les appartements en copropriété.

Pour les professionnels du secteur, ces chiffres constituent des indicateurs précieux pour anticiper la demande et adapter leurs offres de services. La connaissance de ces objectifs permet de mieux conseiller les propriétaires sur les opportunités de financement disponibles en 2026.

Priorités et orientations stratégiques

La décarbonation du chauffage figure parmi les grandes priorités de 2026, avec un objectif de 150 000 remplacements de chaudières au fioul ou au gaz. Cette orientation s’inscrit dans la stratégie nationale de réduction des émissions de gaz à effet de serre et d’amélioration de l’efficacité énergétique des logements.

L’amélioration des logements classés F et G constitue également un axe majeur, avec l’ambition d’élever ces habitations d’au moins deux classes dans le Diagnostic de Performance Énergétique (DPE). Cette focalisation sur les passoires thermiques vise à réduire la précarité énergétique et à respecter les engagements climatiques de la France.

La promotion des matériaux biosourcés et bas carbone, conformes aux normes RE2020, complète ces priorités. Les professionnels sont encouragés à proposer ces solutions plus respectueuses de l’environnement, qui bénéficient désormais d’un soutien accru dans le cadre des aides à la rénovation.

Évolutions de MaPrimeRénov’ en 2026 : Ce qui change pour les propriétaires

budget 2026 renovation energetique maprimerennov

L’année 2026 marque un tournant significatif pour le dispositif MaPrimeRénov’, qui se recentre désormais sur les rénovations globales ou d’ampleur. Cette évolution vise à encourager les travaux générant un gain notable de performance énergétique, mesuré par l’amélioration du DPE. Les sauts de 2 à 3 classes énergétiques seront particulièrement valorisés avec des plafonds d’aide plus élevés.

Certains travaux ne seront plus financés s’ils sont réalisés de manière isolée, comme l’isolation des murs ou l’installation d’une chaudière biomasse. Cette restriction traduit la volonté des pouvoirs publics de privilégier les approches globales, jugées plus efficaces pour atteindre les objectifs de transition énergétique fixés au niveau national.

Pour les propriétaires, cette réorientation implique de repenser leurs projets de rénovation dans une logique d’ensemble. L’accompagnement par des professionnels qualifiés devient ainsi encore plus déterminant pour optimiser les investissements et maximiser les bénéfices énergétiques et financiers des travaux entrepris.

Conditions d’éligibilité et montants d’aide

À partir de 2026, la rénovation d’ampleur est limitée aux ménages très modestes pour les logements classés F et G. Cette mesure vise à concentrer les ressources sur les foyers qui en ont le plus besoin et sur les habitations les plus énergivores, conformément aux objectifs de lutte contre la précarité énergétique.

Les montants d’aide varient selon les revenus des ménages : 80% pour les foyers très modestes, 60% pour les modestes et 45% pour les intermédiaires. Ces pourcentages s’appliquent en fonction des travaux réalisés et des sauts de classes DPE obtenus, avec des plafonds fixés à 40 000 € pour une amélioration de trois classes DPE et 30 000 € pour deux classes, créant ainsi une incitation progressive à l’ambition énergétique.

Le dispositif MaPrimeRénov’ reste cumulable avec l’éco-PTZ, permettant aux propriétaires de bénéficier de prêts allant de 7 000 € à 50 000 €. Cette complémentarité des aides offre une solution de financement plus complète pour les projets de rénovation d’envergure.

Calendrier et points de vigilance pour 2026

Une suspension temporaire du dispositif est intervenue au 1er janvier 2026, dans l’attente du vote définitif de la loi de finances. La réouverture est prévue après la promulgation du budget. Cette période transitoire nécessite une vigilance particulière de la part des professionnels qui doivent en informer leurs clients pour éviter toute déconvenue dans le planning des travaux.

La méthode de calcul du DPE connaîtra également des modifications à partir du 1er janvier 2026. Ce changement technique pourrait influencer la classification énergétique des logements et, par conséquent, l’éligibilité aux aides ainsi que les montants attribués.

Pour les propriétaires et les professionnels, il est recommandé de :

  • Anticiper les projets en tenant compte des périodes de suspension potentielles
  • Vérifier systématiquement l’éligibilité des travaux avant de s’engager
  • Se tenir informé des évolutions réglementaires concernant le DPE
  • Privilégier les approches globales de rénovation pour maximiser les aides

Ces précautions permettront d’optimiser l’accès aux aides disponibles et d’éviter les mauvaises surprises. Un dialogue transparent entre professionnels et clients sur ces aspects administratifs contribue à instaurer une relation de confiance durable.

Autres dispositifs de financement complémentaires en 2026

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Au-delà de MaPrimeRénov’, plusieurs dispositifs parallèles demeurent stables en 2026, offrant des opportunités de financement complémentaires pour les projets de rénovation énergétique. Ces aides, parfois méconnues des propriétaires, peuvent significativement réduire le reste à charge et rendre accessibles des travaux plus ambitieux.

Les Certificats d’Économie d’Énergie (CEE) entrent dans une nouvelle période quinquennale à partir du 1er janvier 2026. Leurs objectifs sont relevés, avec une enveloppe dépassant les 8 milliards d’euros par an. Les montants accordés seront en hausse selon les travaux, équipements et types de logements concernés.

La TVA réduite à 5,5% sur les travaux d’amélioration énergétique est maintenue pour les logements de plus de 2 ans achevés, qu’il s’agisse de résidences principales ou secondaires. Cette mesure fiscale, non modifiée dans le projet de loi de finances 2026, constitue un levier financier important pour réduire le coût global des projets.

Le dispositif des CEE : Une ressource à ne pas négliger

Le mécanisme des Certificats d’Économie d’Énergie représente une source de financement substantielle, souvent sous-exploitée par les particuliers. Avec plus de 8 milliards d’euros annuels, ce dispositif constitue un complément précieux à MaPrimeRénov’ pour alléger le coût des travaux de rénovation.

Les professionnels jouent un rôle déterminant dans l’accès à ces certificats, en informant leurs clients de l’existence de ces aides et en les accompagnant dans les démarches nécessaires. Cette valeur ajoutée dans le conseil contribue à la satisfaction des clients et à la réussite des projets de rénovation.

Pour optimiser le bénéfice des CEE, il est recommandé de :

  • S’informer sur les travaux éligibles avant d’engager un projet
  • Comparer les offres de plusieurs obligés ou délégataires
  • Vérifier la compatibilité avec les autres aides sollicitées
  • Conserver toutes les preuves administratives des travaux réalisés

Ces bonnes pratiques permettent de maximiser les financements obtenus et d’éviter les complications administratives. La connaissance approfondie de ce dispositif constitue un atout concurrentiel pour les professionnels du secteur.

Les aides locales et complémentaires

En complément des dispositifs nationaux, de nombreuses aides locales peuvent être mobilisées pour financer les projets de rénovation énergétique. Ces soutiens, proposés par les collectivités territoriales, varient selon les régions et constituent souvent une ressource méconnue des propriétaires.

Des organismes comme Action Logement, la CAF ou les caisses de retraite proposent également des aides spécifiques pour certains publics. Ces dispositifs ciblés permettent d’apporter un soutien supplémentaire, notamment aux ménages modestes ou aux personnes âgées souhaitant adapter leur logement.

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L’Anah déploie par ailleurs un budget complémentaire de 300 millions d’euros pour le Plan Initiative Copropriétés, ainsi que le dispositif MaPrimeAdapt’ visant à rendre 41 000 logements plus accessibles. Ces mesures spécifiques élargissent le champ des possibilités de financement pour des projets combinant rénovation énergétique et adaptation du logement.

Implications pour les professionnels du bâtiment

Les évolutions du budget 2026 de la rénovation énergétique ont des conséquences directes pour les artisans et entreprises du secteur. La stabilité relative des dispositifs publics, avec le maintien de MaPrimeRénov’, offre une visibilité appréciable pour planifier l’activité et conseiller les clients sur les perspectives à moyen terme.

Cependant, le recentrage sur les rénovations d’ampleur risque de complexifier le parcours client et de réduire l’accès aux aides pour les g

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