Zinguerie

Comment poser un solin de toiture ?

Temps de lecture : 7 min Modifié le : 25 mars 2025

En matière d’étanchéité de toiture, de nombreux éléments jouent un rôle clé. Le premier qui nous vient en tête est généralement le revêtement de couverture, à l’instar des tuiles, ardoises ou bacs acier. Viennent ensuite les pièces de zinguerie, telles que gouttières et chéneaux, puis le faîtage, les arêtiers ou les rives. Pourtant, pour éviter les infiltrations, il est un autre élément à ne pas oublier lors de l’installation de la toiture. Fixé aux jonctions des points sensibles du toit, le solin est en effet déterminant dans l’étanchéité à l’eau. Voyons donc comment poser un solin en bonne et due forme !

Première étape : comprendre le rôle et l’importance du solin

Sur un toit, qu’est-ce qu’un solin ?

Un solin de toiture est un élément d’étanchéité conçu pour empêcher l’infiltration d’eau entre la toiture et chaque pièce adjacente, telle que mur, cheminée, lucarne ou encore fenêtre de toit. Il est généralement fabriqué en métal, comme le zinc, l’aluminium ou le plomb, mais peut également prendre la forme d’un matériau souple en élastomère, PVC ou bitume.

Son rôle est de protéger les zones sensibles où la couverture ne peut assurer une parfaite étanchéité à elle seule. En dirigeant l’eau vers les gouttières, le solin permet de prévenir les infiltrations, susceptibles d’endommager la charpente ou l’isolation. Une installation correcte et un entretien régulier sont essentiels pour garantir son efficacité sur le long terme.

Deuxième étape : choisir son solin

Quel type de solin ?

Il existe sur le marché différents types de solins. Chacun d’eux joue un rôle spécifique dans la protection du toit contre les infiltrations d’eau. Avant de poser quoi que ce soit, il est donc nécessaire d’en connaître les caractéristiques :

  • solins en gradins : ce type de solin est plié en son centre à 90°, avant d’être fixé à la jonction des murs et toitures. Plusieurs sections sont superposées de façon à s’adapter parfaitement aux pentes des toits ;
  • solins de base : placé à la base d’un mur ou d’une structure verticale traversant le toit, il empêche toute infiltration d’eau à la jonction de ces pièces et de la couverture ;
  • contre-solins : installé au-dessus d’un solin de base, il recouvre et protège la partie supérieure de ce dernier pour améliorer l’étanchéité et diriger l’eau pour une bonne évacuation ;
  • solins en continu : c’est la fixation d’une seule pièce de métal qui permet d’évacuer l’eau vers les bardeaux en contrebas. Pour éviter toute déformation lorsque les matériaux de la maison se contractent ou se dilatent, et ainsi garantir une pose durable, ces solins sont fixés avec des joints de dilatation ;
  • solins de noue : fixation faite à la jonction de deux pans de toiture formant un angle rentrant ;
  • solins de dérivation : pour diriger l’eau vers la gouttière et éviter qu’elle ne ruisselle le long d’un mur ;
  • solins de puits de lumière : il encadre les ouvertures sur les toits afin d’éviter tout risque de fuite autour de l’installation.

Quel matériau ?

Différents matériaux sont susceptibles de composer pareille pièce de zinguerie. Parmi les plus courants utilisés par les couvreurs, on compte :

  • le zinc : très résistant à la corrosion et durable, il est souvent utilisé sur des toitures traditionnelles ;
  • l’aluminium : léger, économique et anticorrosif, il peut toutefois se révéler plus fragile dans certaines conditions climatiques ;
  • le cuivre : un matériau d’une grande durabilité, esthétique et sans entretien, mais plus coûteux ;
  • l’acier galvanisé : doté d’une bonne résistance aux intempéries et abordable, il est davantage sujet à la corrosion ;
  • le plomb : très malléable et efficace pour l’étanchéité, son coût est élevé et il fait partie des matériaux peu écologiques ;
  • les membranes de PVC ou bitume : utilisées pour des applications spécifiques.

Toiture exposée fortement aux intempéries, toiture plate ou à faible pente, toiture avec des éléments en saillie… Le choix d’un solin ne doit pas être dû au hasard. Il dépend de critères factuels précis, tels que le type de jonction à protéger, le matériau utilisé et le niveau d’étanchéité requis.

Vous ne savez guère quel type de solin privilégier pour votre maison ? C’est bien normal ! Reposez-vous sur le savoir-faire de couvreurs expérimentés pour obtenir de précieux conseils en travaux de zinguerie !

Troisième étape : procéder à la l’installation

Les outils nécessaires

Avant de poser un solin, il est indispensable de s’équiper correctement :

  • outils de mesure et traçage (niveau, mètre…) ;
  • outils de découpe (cisaille, meuleuse…) ;
  • outils de fixation (pince à border, marteau, quincaillerie…) ;
  • matériels d’étanchéité (mastic, bande d’étanchéité…) ;
  • équipements de protection (gants, harnais…).

Comment poser un solin : les étapes concrètes d’installation

Que ce soit pour un solin rigide (aluminium, zinc, cuivre, acier, plomb…) ou souple (bande de bitume, PVC, élastomère…), les étapes de pose présentent similarités et différences notables. Ce, principalement en raison de la nature du matériau et des techniques de fixation requises pour chacun :

  • préparation de la surface : dans les deux cas pour assurer une bonne adhérence, la zone de pose doit être propre, sèche et dépourvue des anciens matériaux ;
  • pliage, découpe et ajustement : si le solin est rigide, il faut découper la pièce aux dimensions requises, en tenant compte de la pente du toit, de chaque angle et chaque chevauchement. S’il est souple, le solin est flexible et peut de ce fait épouser les formes de toit les plus complexes, sans travail de pliage spécifique ;
  • pose sur la surface : l’installation doit être précise et minutieuse, afin d’éviter les infiltrations. Un solin rigide requiert une fixation mécanique (vis, clou galvanisé voire mortier) alors qu’un modèle souple peut être adhésif, collé (mastic bitumeux) ou fixé (vis) ;
  • application d’un produit d’étanchéité : l’ajout d’un mastic d’étanchéité ou d’un scellant est nécessaire pour renforcer la protection, notamment au niveau des jonctions et des raccords ;
  • vérification et test d’étanchéité : dans un cas comme dans l’autre, un contrôle final est essentiel pour détecter d’éventuelles fuites.

Si, grâce à sa flexibilité et sa légèreté, un solin souple permet une installation plus rapide, poser un solin rigide exigera toujours un haut niveau de précision.

Bon à savoir

Le recours au mortier est rare mais peut s’avérer nécessaire dans certains cas bien spécifiques. C’est notamment le cas lorsque le solin est inséré dans une saignée sur un support mural (cheminée, façade, lucarne), lorsqu’il faut renforcer un contre-solin ou pour s’adapter à des toitures aux formes très irrégulières.

Même si vous savez à présent comment poser un solin, vous êtes relativement peu confiant sur le fait de pouvoir effectuer cette installation seul. Vous préférez confier cette prestation à un couvreur aguerri ? Voudriez avant toute chose en connaître le prix ? Adressez-vous à une entreprise spécialisée dans les travaux de toiture et zinguerie !

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